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Grande saline - musée du sel
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 39110 Salins-les-Bains
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Salines
Histoire
Pendant près d'un millénaire, la prospérité de Salins est due au captage, à l'exploitation et à la commercialisation des eaux salées. Au Moyen-Âge, environ huit cents sauniers, voituriers, bûcherons, tonneliers et maréchaux travaillent pour la Grande Saline. A la fin du XVIIIe siècle, pour faire face à la difficulté et au coût d'approvisionnement en bois, la création d'une autre saline est décidée et confiée à Claude-Nicolas Ledoux, en bordure de la forêt de Chaux. La saumure de Salins est alors transportée vers la saline royale d'Arc-et-Senans par un saumoduc long de 21 kilomètres !


Aujourd'hui

Le parti pris architectural

Au premier abord, on remarque cette ''boîte'' en acier autopatinable. Une boîte voulue comme un signal par le cabinet Malcotti-Roussey de Luxeuil-les-Bains, maître d'oeuvre du chantier, et qui traduit la rudesse du site, l'usure du temps et le labeur.  A y regarder de plus près on s'aperçoit également que cette boîte met particulièrement en valeur les toits des magasins des sels et les grandes cheminées qui trônent au-dessus de la salle des poêles. Le tout mêlé aux paysages verdoyants qui entourent Salins-les-Bains, dans une élégante palette de couleurs.
Loin de laisser le visiteur insensible, le nouveau musée du Sel est un exemple d'intégration réussie entre une architecture novatrice et des bâtiments historiques qui marquent par leur présence.


Mais ce que l'on ne sait pas vu de l'extérieur, c'est que la boîte cache une autre boîte. Une boîte d'acier et de verre qui donne à voir la pierre et qui invite le visiteur à découvrir la Grande Saline sous des angles inédits. ''On retrouve ce principe d'ouverture sur l'ancien tout au long de la visite ; comme une sorte d'omniprésence de la pierre. Au final, si ce n'est dans la boîte en acier qui est extrêmement présente, partout ailleurs on s'incline devant le bâtiment historique et c'est la pierre qui parle'', explique Michel Malcotti.


Quand les pierres racontent l'histoire de la Saline

La création du nouveau musée du Sel a été l'occasion de réaliser une étude poussée des bâtiments. Au total ce sont 2140 m2 de murs et 760m2 de charpentes, essentiellement situés dans les magasins des sels, qui ont fait l'objet d'un relevé précis et d'une étude archéologique. Cet examen a permis d'identifier onze phases chronologiques, qui s'étendent de 1424 aux années 1980. À travers les pierres, leur agencement, leur façonnage et ce que l'on sait de leur origine, l'archéologue, Stéphane Guyot, a littéralement lu l'histoire du bâtiment. Une lecture qui témoigne notamment de la reconstruction du site de production au XVe siècle et de l'importance de l'activité de la Saline entre le XVIIIe et le XIXe siècle avec des traces d'agrandissement et de transformation notables.





Les temps forts de la visite


  • Du tableau de Nicolas Richard...

Ce tableau de 4m sur 2, peint en 1629, est exposé dans la salle d'introduction et permet d'appréhender l'emprise de la grande Saline dans la ville au XVIIe siècle, au plus fort de leur activité. Issue de l'ancien musée Max Claudet de Salins-les-Bains, l'oeuvre n'était plus exposée depuis plusieurs années. Par sa fragilité et sa taille, son intégration dans la muséographie a nécessité la fabrication d'un caisson sur mesure et climatisé.





...à la tapisserie de saint Anatoile
Restitution de l'original exposé au musée du Louvre, cette tapisserie relate la procession des chanoines de l'église de saint Anatoile de Salins portant les reliques du saint dans les sous-sols du puits à Muire.

Si ces deux pièces permettent de mieux appréhender l'importance du site et de l'activité salinière à travers le temps, elles témoignent également, tel un album illustré, de ce que représentait le sel autrefois. Moyen principal de conservation des aliments, source essentielle de revenus fiscaux, il était convoité et surveillé comme le sont aujourd'hui le pétrole et les métaux les plus précieux.


  • La poêle : une pièce unique en France

Sur les quatre qui fonctionnaient autrefois à la Grande Saline, une seule poêle reste en place. Elle date du début du XXe siècle et il s'agit de la dernière en France ayant servi à la fabrication de sel ignigène. Pendant des années, elle a été chauffée et alimentée en saumure. Après évaporation de l'eau, les sauniers, armés de râbles, recueillaient le sel et le faisaient sécher sur le chapiteau de la poêle. Objet de multiples attentions, cette pièce désormais unique a été méticuleusement étudiée par le laboratoire des ponts et chaussées du grand Est (CETE). Les données ainsi obtenues permettent de mieux connaître l'histoire de la poêle et surtout d'émettre des préconisations en matière de restauration. Dans l'immédiat, et compte tenu de son état de dégradation avancé elle devrait faire l'objet de travaux de consolidation mécanique.



  • Des collections inédites
Extraits des installations de la Grande Saline et du saumoduc qui transportait la saumure de Salins à Arc-et-Senans, canalisations, systèmes de pompage, tombereau, râbles, etc. Les collections du musée du Sel aujourd'hui exposées se composent essentiellement d'objets techniques. Récoltés, étudiés, restaurés, ces objets rejoignent les uns après les autres les salles d'exposition du musée pour témoigner de leur histoire auprès des visiteurs.

Retrouvez un aperçu visuel de la richesse et de la diversité des collections du musée du Sel et de la Grande Saline de Salins-les-Bains en cliquant ci-dessous :

Lien vers les collections du musée du Sel
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